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Le blog de Soltanova
Changer de métier après 30 ans : le choix conscient d’une femme
Changer de métier après 30 ans : le choix conscient d’une femme
Il arrive parfois dans la vie que l’on fasse tout « correctement » — étudier, persévérer, ne pas abandonner ses rêves — et qu’un jour, on réalise que le socle sur lequel on s’appuyait a disparu. C’est exactement ce qui m’est arrivé.
Études de droit, émigration et effondrement d’un rêve
En l’an 2000, j’ai intégré la faculté de droit. Mon rêve était de devenir avocate et d’aider les autres. J’étudiais avec passion, convaincue d’être sur mon chemin.

En 2002, mes parents ont décidé de s’installer en France pour commencer une nouvelle vie.

J’ai choisi de ne pas les suivre. J’étais déjà en troisième année d’université et je ne pouvais pas renoncer à mon rêve. Ce fut ma première véritable séparation : mes parents sont partis avec mes sœurs, et je suis restée seule pour terminer mes études.

J’ai obtenu mon diplôme de droit avec mention, un diplôme d’excellence.

Lors de ma dernière année d’études, je me suis mariée et, fin 2005, je suis venue en France… simplement pour rendre visite à mes parents. Ils me manquaient énormément. Nous ne nous étions pas vus depuis presque trois ans.

À cette époque, il n’y avait ni appels vidéo ni messageries instantanées. Il y avait de rares appels téléphoniques et des lettres manuscrites. Des lettres qui mettaient 22 jours à arriver. Je m’en souviens encore aujourd’hui.

En m’installant progressivement en France, une réalité brutale s’est imposée à moi : mon diplôme n’y était pas reconnu.

Pour exercer le droit, il m’aurait fallu reprendre 6 à 7 années d’études, en raison d’un système juridique totalement différent.

En un instant, tous mes projets se sont effondrés. Et pourtant, je ne voulais plus repartir.La France était devenue mon foyer. Je commençais à m’intégrer, à comprendre la mentalité, à construire ma vie ici — mais sans profession, sans repères, sans identité claire.
Émigration et perte de repères
Même entourée de ma famille, l’émigration a été une période extrêmement difficile. Une nouvelle langue, de nouvelles règles, une autre façon de vivre. Je ne pouvais pas m’exprimer.

Moi qui avais toujours été indépendante et perfectionniste, je me suis retrouvée dépendante des autres : de traducteurs, de ma sœur, de mon entourage — simplement parce que je ne comprenais pas la langue.

Le plus douloureux n’était pas la difficulté matérielle. Le plus dur, c’était la perte de ma voix. Être présente, mais incapable de me faire comprendre.
Maternité, dépression et besoin de se réaliser
Avec le temps, je suis devenue maman de quatre enfants. Et après la naissance de mon quatrième enfant, je suis entrée dans une profonde dépression qui a duré environ un an et demi.

Je me sentais inutile. J’avais l’impression que le fait d’être une bonne épouse et une bonne mère ne suffisait plus.

Malgré tout le bien que je faisais autour de moi, quelque chose manquait profondément. Je travaillais par périodes, ici et là, sans jamais trouver ce qui donnait un sens global à ma vie.

Au fond de moi, je savais que j’étais faite pour plus. J’avais besoin de me réaliser. J’avais besoin d’une mission. Ce fut le deuxième grand tournant de ma vie.
Trouver une nouvelle voie professionnelle après 30 ans
En 2018, je suis entrée dans le domaine de la beauté, plus précisément dans l’extension de cils.

Au départ, ce n’était qu’un travail. Je voulais reprendre une activité, sortir de l’impasse intérieure.Le monde de la beauté m’a toujours attirée.

Mais très vite, j’ai compris que ce n’étaient pas les cils qui me passionnaient le plus. C’étaient les femmes. Voir leur regard changer, leur confiance grandir, leur énergie se transformer m’inspirait profondément.

J’ai commencé à me former, encore et encore : formations, perfectionnements, apprentissage constant. Bien sûr, le chemin n’a pas été simple.

Quatre enfants, une famille, une autre culture, la barrière de la langue… mais j’avais une
certitude intérieure : je savais pourquoi j’avançais. En 2019, alors que je n’avais que six mois d’expérience, j’ai participé à mon tout premier championnat.

Ce moment a marqué un tournant décisif dans mon état d’esprit professionnel. Mon focus est devenu clair. Je savais enfin où je voulais aller.
Changer de métier : un choix conscient, pas une fuite
Changer de métier après 30 ans n’est ni un échec ni une faiblesse. Pour moi, cela a été un acte de maturité. Je ne suis pas devenue professionnelle du jour au lendemain.

Mais c’est à ce moment-là que j’ai compris une chose essentielle : lorsqu’une femme trouve une profession à travers laquelle elle peut se réaliser et aider les autres, c’est toute sa vie qui se transforme.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je propose des formations en extension de cils en France et que j’assume la responsabilité du parcours des femmes qui choisissent cette profession en toute conscience.