Gestion des cookies
Ce site utilise des cookies afin de garantir le confort et la qualité de navigation. En poursuivant votre visite, vous acceptez leur utilisation.
Gestion des cookies
Paramètres
Les cookies nécessaires au bon fonctionnement du site sont toujours activés.
Les autres cookies peuvent être configurés.
Cookies obligatoires
Il s’agit de fichiers indispensables au bon fonctionnement du site web et à la fourniture des services essentiels. Ils assurent des fonctionnalités telles que la sécurité, l’accessibilité et l’affichage du contenu. La désactivation de ces cookies peut perturber le fonctionnement du site, par exemple empêcher l’utilisateur de rester connecté ou d’utiliser le panier d’achat.
Cookies analytiques
Disabled
Il s’agit de petits fragments de données stockés dans votre navigateur afin de collecter des informations sur la manière dont vous interagissez avec le site web. Ils permettent aux propriétaires de sites d’analyser le comportement des utilisateurs, par exemple en suivant le nombre de visiteurs uniques, les pages consultées et d’autres indicateurs à l’aide d’outils tels que Google Analytics.
Cookies publicitaires
Disabled
Il s’agit de petits fichiers texte qui collectent des informations sur l’activité de l’utilisateur sur Internet afin de créer des publicités personnalisées. Ils enregistrent des données concernant les sites visités, les produits consultés, les préférences et des informations démographiques, dans le but d’afficher des annonces pertinentes à l’utilisateur.
Le blog de Soltanova
La peur de recommencer : pourquoi elle est plus forte chez les femmes capables de plus
La peur de recommencer : pourquoi elle est plus forte chez les femmes capables de plus
Ma plus grande peur de recommencer n’était pas la peur d’agir.
J’étais simplement perdue. Je ne savais plus ce que je voulais.

Les années passaient et j’avais l’impression de vivre en mode automatique : la maison, les enfants, des emplois temporaires, des cours, des tentatives d’apprentissage de la langue. Je vivais, mais je ne ressentais pas que je vivais ma vie.
Quand on vit sans savoir pourquoi
J’ai essayé de reprendre des études. Déjà maman de deux enfants, je suis entrée à l’université. Beaucoup pensent que le principal obstacle était la barrière de la langue. Mais ce n’était pas seulement cela.

Le vrai obstacle, c’était la vie elle-même.

Je n’étais plus une étudiante libre pouvant passer ses journées à étudier.
J’avais une famille, des enfants, une maison, des responsabilités d’épouse et de mère. Je devais être partout à la fois, et à un moment donné, j’ai compris que je n’y arrivais plus. Après six mois, j’ai quitté l’université.

Et avec cette décision est apparu un sentiment douloureux : j’ai encore abandonné, encore renoncé à moi-même.
La peur de la langue
et la peur d’être
« insuffisante »
Ma plus grande peur en envisageant une nouvelle profession était claire : pour devenir quelqu’un dans ce pays, il fallait une très bonne maîtrise de la langue.

J’ai appris le français. Mais c’était un français du quotidien — appris à travers les voisins, les parents des camarades de classe de mes enfants, les échanges de tous les jours. Il était loin d’être parfait, loin de la grammaire et de la langue académique.

J’avais l’impression de parler « mal ». D’être jugée.
De ne pas être assez compétente, pas assez crédible, pas assez professionnelle.

Cette peur m’a accompagnée longtemps. Et, pour être honnête, je travaille encore avec elle aujourd’hui.
La maison comme refuge… et comme cage
En apparence, j’avais une base solide : j’étais mère, épouse, j’avais une famille, un foyer, une certaine stabilité.

Mais intérieurement, j’étais malheureuse.

La réalisation en tant que mère et épouse ne me suffisait plus.
Et à ce sentiment de vide s’ajoutait une autre peur : celle de sortir du cocon domestique pour affronter la vraie vie.

Rester à la maison m’a lentement fait perdre confiance en moi.
La femme courageuse et déterminée que j’étais autrefois avait disparu.
À sa place sont apparues des peurs, des doutes, des pensées envahissantes qui m’empêchaient d’avancer.
Quand la dépression est un signal
Le moment où j’ai compris que je ne vivais pas ma vie a été très clair.
Une dépression pendant la grossesse s’est transformée en une dépression post-partum profonde qui a duré un an et demi.

Tout m’énervait.
Le ménage.
La lessive.
La cuisine.

Non pas parce que je n’aimais pas ma famille, mais parce que lorsque l’on est vide à l’intérieur, plus rien n’apporte de joie.
L’honnêteté envers soi-même comme point de bascule
Un jour, je me suis dit : je ne peux plus continuer ainsi.

Je n’avais pas besoin de tout décider immédiatement. J’avais besoin de m’autoriser à essayer. De me donner une chance de me réaliser — pas seulement comme mère, mais comme femme.

Aujourd’hui, lorsque j’ai un travail, des objectifs et une profession, je retrouve aussi du plaisir dans la vie familiale et le quotidien. Parce que désormais, c’est un choix — et non une prison.

Recommencer faisait peur. Mais ne pas recommencer aurait été bien plus destructeur.
Conclusion
La peur de recommencer ne disparaît pas d’elle-même. Elle s’efface lorsque la femme cesse de se trahir.

Je n’avais pas besoin d’être prête. J’avais besoin d’être honnête avec moi-même et de m’autoriser à essayer.

C’est à partir de ce moment-là que mon chemin a commencé — un chemin de retour à moi-même à travers une profession, un choix et une responsabilité.

Aujourd’hui, je propose les formations en extension de cils et j’accompagne des femmes qui entrent dans la profession de manière consciente, non pas pour fuir la vie, mais pour la créer à nouveau.